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PRCF 66, adhérent du Pôle de Renaissance Communiste en France

BRETAGNE : CONTRER L’EURO-DISLOCATION EN MARCHE par Georges GASTAUD, co-secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

3 Septembre 2021 , Rédigé par Renaissance Communiste 66 Publié dans #CULTURE - DÉBATS, #EUROPE : en sortir - s'en sortir, #LUTTE DES CLASSES ET RENAISSANCE COMMUNISTE

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Charles Tillon. Grève de Lesconil-Guilvinec 1926. Douarnenez

Charles Tillon. Grève de Lesconil-Guilvinec 1926. Douarnenez

"pour que les choses aillent mieux pour les travailleurs bretons et non bretons, la Bretagne ne doit pas sortir de la France, c’est la France tout entière qui doit sortir, par la voie progressiste, de l’UE supranationale, atlantique, fascisante, impérialiste et néolibérale." Georges GASTAUD

initiative communiste

Dans cette région ô combien patriote, où de l’île de Sein au Guilvinec abondent les stèles commémorant le sacrifice des Résistants communistes et non communistes qui moururent pour la patrie française et républicaine, dans ce pays natal de Marcel Cachin, acteur principal du Congrès de Tours, dans cette terre native des Mutins de la Mer Noire qui, à l’appel de Marty et de Tillon refusèrent de combattre la République russe des Soviets, dans ce Finistère des Pen Sardin où l’ouvrière rouge Joséphine Pencallé soutenue par Charles Tillon, alors délégué par la CGTU nationale, mena à la victoire la grève dure de 1924 (où le courageux maire communiste de Douarnenez, le camarade Le Flanchec, fut gravement  par des provocateurs patronaux), l’institution régionale aux mains du cacique Jean-Yves Le Drian et de son ami Bolloré promeut doucereusement l’autonomisme breton, voire, en filigranes, l’indépendantisme bretonnant mâtiné d’hostilité larvée envers l’école publique, la laïcité républicaine et la langue française*. 

A Audierne par ex., les mats mis en place par la municipalité aux entrées de la ville ne supportent que le drapeau breton noir et blanc (dit « Gwen ha du ») et les armoiries de la Ville à l’exclusion évidente du drapeau français. Dans Le Télégramme de Brest, l’éditorialiste de service ne décompte pas les médailles françaises aux J.O. mais les seules médailles prétendument « bretonnes ». Dans les carteries, par ex. à Locronan, haut lieu touristique du Finistère, on trouve fréquemment exposée à la vente une carte postale scandaleuse, libellée en anglais « I had un dream » et affichant un Hexagone amputé de sa partie bretonne. Dans ce même Télégramme, où pourtant PAS UN SEUL article n’est rédigé en breton, un « feuilleton » prétendument humoristique intitulé « La Bretagne largue les amarres », accoutume chaque jour les lecteurs à l’idée que leur région pourrait devenir indépendante de la France à l’horizon 2030… En politique, on appelle ça un « ballon d’essai » destiné à tester et à conditionner en douce la population !

 

Bien entendu, le clan Le Drian/Bolloré, qui règne non seulement sur la Bretagne mais aussi, très largement et c’est un comble, sur la France hexagonale (Le Drian a hanté tous les gouvernements PS et LREM depuis Mitterrand, portant notamment toutes les lois de programmation militaire réclamées par l’OTAN !), voire sur la très juteuse « Françafrique » néocoloniale, est encensé par ce même journal. Quant à la prétendue « indépendance bretonne », non seulement elle déclencherait l’éclatement final de la République française (dans la foulée, on pourrait prévoir le départ de la Corse, de l’Alsace, voire de la « Catalogne-Nord », car des forces réactionnaires antirépublicaines, antifrançaises et ultra-européistes travaillent aussi en sous-main dans ces régions périphériques de l’Hexagone…), mais elle ne serait qu’une grossière fiction politique : en effet, cette « indépendance » brisant les liens avec Paris mais renforçant la dépendance directe de la Bretagne à l’égard de Bruxelles – en réalité, de Berlin ! – ne ferait que renforcer l’Empire euro-atlantique en gestation, qu’accompagner le triomphe, non pas du breton celtique (et a fortiori du parler gallo, totalement occulté par les indépendantistes parce que relevant du français d’oil), mais du tout-anglais chouchouté par Ursula von den Leyen, tout en signant l’arrêt de mort de la Francophonie internationale: car à quoi bon défendre la langue internationale que demeure le français** si le pays natif de cette langue part en boulettes et relègue sa langue nationale aux oubliettes?

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